L’intersection de la science et de la communication

En tant que membre du Conseil d’administration de Life Science Ontario, et dans mon rôle de consultante en sciences de la vie, j’ai consacré une grande partie de mon temps au mentorat, pour les étudiants et mes collègues, en ce qui a trait aux choix de carrière. La conversation, souvent autour d’une tasse de café, tourne souvent autour des carrières dans le milieu de la science. J’ai moi-même changé la direction de ma « carrière » au moins quatre fois, bien qu’elle ait toujours été ancrée dans les sciences. Lorsqu’on discute de carrières scientifiques, on discute souvent de carrières typiques comme chercheur, docteur, infirmière, vétérinaire, etc. Ce sont là des carrières merveilleuses qui sont inspirantes et enrichissantes, mais il en existe beaucoup d’autres qui ne semblent pas relever des sciences. Les individus et les entrepreneurs définiront les carrières de demain; certaines d’entre elles n’existent même pas encore de nos jours. Mais au sein de toutes ces carrières, traditionnelles ou émergentes, se trouve une thématique commune, soit la capacité de transmettre les valeurs.

Les rapports mutuels que je peux établir avec une multitude de gens dans le domaine de la sensibilisation, qui occupent différentes carrières et pour qui leur passion pour la science est un grand agent de motivation, sont l’un des aspects formidables de mon partenariat avec le RSST. Lorsque j’ai fait mes débuts dans le domaine des sciences, mon premier emploi fut celui de chercheuse scientifique pour une société pharmaceutique. Je n’avais alors aucune idée de ce qu’étaient les communications scientifiques et la sensibilisation à la science. La compagnie m’avait offert la chance de mener un séminaire auprès d’élèves et de travailler avec l’organisme local responsable des expo-sciences. Au cours des vingt-cinq années de carrière qui ont suivi, j’ai pu travailler avec des scientifiques provenant de différents domaines de recherche, y compris des compagnies de jeux vidéo, d’art, de conception d’édifices et de communications. Ces gens n’avaient pas imaginé, en terminant leurs études, que leur carrière les amènerait dans l’emploi qu’ils occupent présentement; en fait, certains des emplois que ces gens occupent n’existaient même pas à l’époque. En mariant leur passion pour la science avec leur passion pour les arts et les communications, ils ont su se tailler un créneau gratifiant et précieux. Les interactions que j’ai eues avec eux ont eu une incidence importante sur mon travail actuel.

Ces jours-ci, j’aide les scientifiques et les partenaires industriels à bâtir des projets communs de recherche à grande échelle qui tentent de répondre aux grandes questions de notre société comme les changements climatiques, la sécurité alimentaire, et certains des enjeux les plus difficiles liés à la santé. Au début de ma carrière dans les STIM, j’ignorais qu’il était possible de faire le travail que je fais maintenant. J’ai façonné ma carrière grâce à ma passion pour la science et ma croyance en l’importance de la communication — non seulement entre la science et le public, mais également des changements présents au sein de l’industrie. Je crois que les meilleures équipes et les meilleurs projets adoptent une approche multidisciplinaire. Les équipes scientifiques doivent pouvoir raconter leur histoire au moyen d’outils de communications visuels et oraux.

Pourquoi cela est-il important? Il est primordial que les responsables de la conception de recherches comprennent les besoins de ceux qui les utiliseront; sinon, de bonnes recherches resteront sur les tablettes et n’auront pas d’incidence. Ceci ne s’applique pas seulement aux partenaires de l’industrie, mais également à la société en général.

Comment communiquons-nous? Il ne s’agit pas de tout simplifier; il s’agit de faire en sorte que tout soit pertinent. Interagir avec les gens du milieu des communications et des arts, qui sont conscients de l’importance de la pertinence, ne peut qu’améliorer la science.

À cet égard, j’ai vraiment su tirer parti de mes interactions avec les membres du RSST. Ces interactions et ces partenariats m’ont permis de découvrir différentes méthodes de communication permettant de rejoindre les jeunes, le gouvernement, l’industrie et la société. Lorsque vient le temps de résoudre nos enjeux les plus importants, nous ne devrions jamais diminuer l’importance de la communication scientifique.

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